Depuis le mois de mai, le Château Borély, qui abrite le Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode, présente une exposition sur l’Art nouveau et l’Art déco, soulignant l’évolution des formes naturelles vers des lignes plus modernes, tout comme le rôle de Marseille dans leur diffusion…
Tout a commencé en 2024, lorsque le Château Borély – Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode de Marseille, fait l’acquisition d’un manteau imaginé par les ateliers vénitiens du couturier, peintre, graveur, et architecte Mariano Fortuny. Venue enrichir une remarquable collection dans le domaine de la mode, notamment pour la période 1910 – 1920, cette nouvelle pièce rejoint ainsi les créations de Madeleine Vionnet, Gabriel Chanel, Elsa Schiparelli, Jean Patou ou Jeanne Lanvin, suscitant par la même occasion l’idée d’une exposition autour de cette période charnière de la vie artistique européenne, qui vit les derniers éclats de l’Art nouveau et les premiers épanouissements de l’Art déco.
Des derniers éclats de l’Art nouveau aux premiers épanouissements de l’Art déco
S’il met à l’honneur certains des plus importants couturiers du début du 20e siècle, ce projet qui nous ouvre les portes du Château Borély est bien plus ambitieux. Poursuivant une approche résolument interdisciplinaire, inspirée de l’histoire culturelle et sociale de l’art, il s’attarde en effet sur l’ensemble de la production textile, mais également sur les arts décoratifs et mobiliers, l’architecture, les arts graphiques et la peinture. Émergent ainsi d’innombrables dialogues créatifs, révélateurs des inspirations communes et des élans partagés qui ont conduit à l’avènement de langages esthétiques nouveaux, aujourd’hui associés à l’essor de la modernité.
Une approche inspirée par l’histoire culturelle et sociale de l’art
L’exposition « Art nouveau – Art déco, Marseille au cœur des styles » met ainsi en lumière les créations inspirantes de Jean Dunand, René Lalique, Maurice Denis, Jules Leleu, André Groult ou Louis Majorelle. Par-delà l’émerveillement suscité par cette créativité, elle-même sublimée par l’écrin raffiné du Château Borély, les visiteurs découvrent les profondes évolutions structurelles qui ont marqué la production artistique du premier tiers du 20e siècle. Art nouveau et Art déco résonnent avec l’émergence de nouveaux commanditaires qui revitalisent l’attrait de la création unique tout en contribuant au développement de la production en série. Deux courants qui jouissent de la globalisation du voyage parmi les élites, et dont profita le sud de la France, et tout particulièrement Marseille. Une raison de plus pour découvrir la ville en séjournant dans l’un des plus beaux hôtels de Marseille !



























