La Palma, l’île préservée des Canaries, dans l’objectif d’Aida Touihri

La Palma, l’île préservée des Canaries, dans l’objectif d’Aida Touihri

En avril dernier, la journaliste et présentatrice de télévision Aida Touihri photographiait la variété des paysages de La Palma. Terre volcanique, embruns de l’océan, végétation luxuriante… retour sur la découverte d’une île méconnue 100 % nature.

En avril dernier, vous partiez pour La Palma aux Canaries – pour la toute première fois – quel est votre ressenti ?

J’ai découvert une île fabuleuse, petite par la taille, mais grande par la variété de ses paysages. En quelques kilomètres, vous pouvez passer d’une forêt primaire à un paysage volcanique ; d’une terre ferreuse rouge à une vallée de lave refroidie ; d’une immense plage de sable noir à un observatoire astronomique, à 2396m. C’est juste extraordinaire !

Un ciel pur, un paysage volcanique, des forêts de lauriers, La Palma est une île méconnue du grand public ... quelles sont les atouts charme de celle que l’on appelle la « Isla Bonita » ?

Je dirai d’abord cette variété dont je parlais plus haut. Je connais peu d’endroits au monde où on change de paysage –et parfois de climat ! en quelques centaines de mètres.
L’autre atout de l’île, et le plus important à mes yeux, c’est qu’elle a su préserver cet héritage naturel en développant un tourisme durable et respectueux de l’environnement. Ici, pas de tourisme de masse, mais une réelle volonté de vivre en communion avec la nature.

copyright Aida Touihri

Aventure ou farniente ? A quel ami recommanderiez-vous la destination ?

Sans hésiter, aventure ! Il y a tellement de merveilles à voir qu’il serait dommage de rester statique sur une plage... On peut par exemple trekker une journée et se reposer le lendemain. C’est un bon compromis, non ? Pour ma part, je recommanderai La Palma à tous ceux qui veulent voir des paysages variés sans avoir à parcourir des kilomètres. A ceux dont l’âme vibre lorsqu’elle se retrouve face à la force tranquille des éléments ; à ceux qui sont sensibles à la lumière, la grandeur, la majesté de cette nature façonnée par le feu, l’air et l’eau. Et à ceux qui veulent vivre une aventure unique à quelques heures d’avion.

Quel est votre meilleur souvenir à La Palma ? Une anecdote à raconter sur votre voyage ?

Nous nous sommes réveillés un matin avec un ciel moins bleu que la veille. Nous étions prêts à faire contre mauvaise fortune bon cœur, lorsque notre guide Stéphanie nous a parlé du « tunnel del tiempo ». Un tunnel bien connu des Canariens selon lesquels une fois passé ce tunnel, le temps change. Un peu sceptiques, nous avons pris la route sous les nuages jusqu’à ce fameux tunnel long de plusieurs centaines de mètres, sous une montagne. Quand tout au bout, tout à coup, une lumière ! Un grand soleil ! C’était comme si nous avions changé de dimension ! C’était absolument incroyable... Le bout du tunnel se trouve à La Palma. Voilà̀ pour la petite histoire. Beaucoup moins anecdotique, la nourriture. On ne peut pas découvrir un pays, une région, sans goûter la cuisine locale. Et de ce point de vue, j’ai été agréablement surprise ! A commencer par la banane. Il y a des bananeraies partout sur l’île ! La banane a même un musée, témoin de son importance pour les Canariens... On la mange sucrée ou salée, verte ou jaune, en chips, en accompagnement... Tout est bon dans la banane ! Je pourrais aussi vous parler des fromages de chèvre... tellement goûteux ! On en sert partout, en entrée. Tout aussi incontournable, le « mojo », une sauce qui accompagne quasiment tous les plats. Elle est faite à base d’huile d’olive à laquelle on ajoute toutes sortes d’épices. Vous en trouverez systématiquement deux : une rouge, une verte. La rouge est au piment, la verte au persil et à la coriandre. Dans tous les restaurants où nous les avons goûtées, aucune n’avait la même recette. C’est à chaque fois un secret bien gardé...

Quels sont les incontournables à faire à La Palma ?

La marche à pied reste pour moi la meilleure manière de découvrir un pays, une population. Voilà pourquoi je placerai la route des volcans en haut de la liste. Attention, elle se mérite ! Mais lorsque vous vous trouverez tout en haut du volcan, comme à Teneguie, quelle plénitude ! Juste après, une balade dans la forêt primaire Laurisilva s’impose. Je n’étais pas forcément emballée de prime abord, car je préfère les grandes étendues aux denses forêts. Or ici, j’ai été totalement bluffée par ces arbres séculaires, et surtout l’ambiance qui se dégage de cette jungle. Posez-vous au cœur de la forêt, et écoutez... Le chant des oiseaux qui l’habitent est une ode à la vie aviaire... Pour conclure, vous ne pourrez pas partir avant d’avoir rencontré des dauphins –voire même une baleine ! lors d’une sortie en mer. La plupart des dauphins sont taquins, ils joueront avec vous et votre bateau en dansant dans les flots... Une certaine idée du bonheur...

Quels indispensables doit-on mettre dans sa valise pour découvrir La Palma ?

D’abord de bonnes chaussures de marche ! Avec des bâtons pour ceux qui sont moins à l’aise, surtout dans les descentes...
Sinon, le triptyque balnéaire : lunettes-crème-maillot.
Ah et puis une chose –Last but not least- qui ne tient pas dans une valise mais néanmoins indispensable pour découvrir l’île : une voiture ! Même si les sentiers de La Palma figurent parmi les « must-hike », difficile d’y accéder sans être véhiculé.

 

Pour plus d’informations sur La Palma rendez-vous sur : http://www.visitlapalma.es/en/

 

copyright Aida Touihri

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