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La Réunion en mille et une saveurs
Escales

 

plat_5Terre de contrastes et d'un exceptionnel métissage, l'Ile de La Réunion, petit bout de France planté dans l'Océan Indien, exprime joyeusement sa diversité culturelle. Sa gastronomie si particulière s'est modelée en empruntant à toutes ses communautés : descendants des esclaves noirs et des colons blancs, indiens musulmans ou hindous, chinois…















Du CaMION-BAR AUX TABLES DE CHEFS, IL Y EN A POUR TOUS
LES GOÛTS
Il n'est pas rare que l'apéritif associe « samoussas » (petits pâtés farcis frits, d’origine indienne) et « bouchons » (bouchées de porc cuites à la vapeur à la mode chinoise). Quant au plat des plats, le très emblématique « cari », il est un descendant direct du fameux curry indien. Ragoût parfumé de viande, de poisson ou de crustacés, mijoté avec de l’ail, des oignons, du gingembre et du curcuma, il s’accompagne de riz, de grains (haricots, fèves ou lentilles) et s’assaisonne de rougail (condiment épicé à base de tomate, de citron et de piment). Pour certains, la cuisine réunionnaise, plus que bi-centenaire, est tout simplement l’ancêtre de la « fusion food » visant à mélanger les cuisines des différents pays pour obtenir des saveurs inédites et que les New-yorkais pensent avoir inventé dans les années 70. L’offre culinaire à la Réunion est riche et diversifiée : du camion-bar sur le bord de la route aux tables de chefs, il y en a pour tous les goûts, tous les budgets. Petit tour d’horizon des meilleures adresses.

Cuisine créole
Pour un en-cas roboratif, les camions-bar du Barachois, le front de mer de Saint-Denis, offrent un choix restreint mais typique : cari en barquette, sandwichs au bouchon gratiné pour les plus courageux, arrosés d’une bière Dodo. A Saint-Denis toujours, le Reflet des Iles attire en nombre depuis trente ans touristes et locaux, les uns séduits par les « caris » présentés dans des petites marmites, les autres pour les plats traditionnels qu’ils n’ont plus le temps de cuisiner à la maison. Le « rougail saucisse » vaut le déplacement. A Saint-Philippe, tout près du somptueux Cap Méchant où les vagues puissantes viennent se briser sur les falaises vertigineuses, le restaurant du même nom est une institution qui voit défiler de grandes tablées familiales venues se régaler du « palmiste » (coeur du petit arbre du même nom dont la cueillette est étroitement surveillée par les services de l’Office National des Forêts – ONF). C’est en salade qu’il révèle le mieux son délicat parfum de noisette. Pour déguster les poissons de l’Océan Indien, le DCP (cinq adresses dans l’île) est un must : du bateau de pêche à l’assiette, la fraîcheur est garantie ! Beaucoup plus chic, le restaurant l’Hémisphère Sud, à l’aéroport de Roland-Garros, maîtrise à merveille la grande cuisine française revisitée à la sauce créole. Ainsi, le gratin dauphinois devient-il gratin trois patates (pomme de terre, patate douce et songe). Audace et créativité culinaire.
Saveurs indiennes
Deux adresses à Saint-Denis. Le Goujrat, pour son « Vegie Goujrati Thali » (une dizaine de petits plats végétariens servis avec galettes, riz et chutneys), les glaces maison à la rose et à la cardamome et l’accueil charmant de Badroudin et de son épouse Soukina. Le Massalé, une minuscule échoppe où tout le monde vient se ravitailler en « samoussas » et « beignets » (crabe, cresson, banane…), se régaler de boissons exotiques (lait alouda à la rose, thé indien à la cardamome, jus de pitaya) et déguster de délicieux « Napolitains » multicolores à l’heure du goûter.

Boire un verre
Au pied de la cathédrale de Saint-Denis, dans une ruelle que l’on peut facilement manquer, le Kt Dral est le dernier bar-restaurant lieu d’expo dont on parle. Sa terrasse dans une ville qui en manque, ses murs en pierre de lave, son béton brut et sa déco géniale en font le hot spot du moment.

Shopping gourmand
samoussasA Saint-Gilles, on s’arrêtera évidemment à la boulangerie pâtisserie Chez Loulou, une véritable institution. Pour certains, les meilleurs samoussas de l’île mais aussi bonbons piment, gâteaux péï et macatias (petits pains ronds légèrement sucrés et aromatisés). Le vendredi matin, il faut absolument faire un tour au marché de Saint-Paul, tôt de préférence, pour admirer les couleurs éclatantes des étals de fruits et légumes, déguster sur place un ananas Victoria saupoudré de piment et se ravitailler en vanille, épices et rougails.

Success story a Bras-Panon
« Quand quelque chose est pour vous, ça arrive sur un plateau. » Voilà comment Eva Annibal résume son histoire. En 1986, le maire de Bras-Panon, également président de la Coopérative de vanille, lance un concours. Le thème : un plat cuisiné à base de vanille. Bientôt, toutes les communes alentour ont un candidat, sauf Bras-Panon. Monsieur le maire apporte alors à Madame Annibal gousses, poudre et extrait de vanille. « Débrouille-toi ! » lui lance-t-il. Elle proteste un peu (la cuisine, ce n’est pas son métier) mais s’exécute. Et son canard à la vanille remporte le 1er prix haut la main. Monsieur le maire, qui a décidément du flair et de la suite dans les idées, la pousse à ouvrir sa table d’hôtes. C’était en 1986 et depuis, le succès de Madame Annibal ne s’est jamais démenti. Dans une grande salle sans prétention, les convives au coude à coude sur des toiles cirées commencent par déguster la multitude de punchs et rhums arrangés disposés sans façons sur la table. Le menu comporte invariablement, en plus du cari, le fameux canard à la vanille (« sinon, les gens me le réclament, » soupire madame Annibal), un gratin de légumes, du fromage local et un choix de desserts long comme le bras. Bien évidemment, tout est fait maison et la patronne a toujours un mot gentil, un conseil, une explication pour ses hôtes. Mais ne comptez pas lui extirper sa recette de canard à la vanille ! Avec coquetterie, elle vous répondra que tout dépend de la qualité des produits.

Tables de chef
La variété des produits locaux et l’héritage culinaire incroyablement riche de La Réunionpalm_hotel_restaurantsemblent être une source d’inspiration sans fin pour les chefs, qui officient pour la plupart dans les grands hôtels. Quatre tables incontournables. Sur les hauteurs de Grand’Anse, le Palm Hotel & Spa domine l’Océan, un emplacement rêvé pour observer dauphins et baleines. Le chef Stéphane Calçada teste, invente, innove et crée des métissages culinaires inattendus : avant d’être portés à la carte, les plats sont testés par les clients au Makassar, le restaurant gastronomique, lors de soirées très courues. Une très belle cave de 6 000 bouteilles et 350 références. A Saint-Leu, le Blue Margouillat, petit hôtel de charme, s’est établi dans une grande maison créole. La varangue s’ouvre sur le ciel, puis la mer. En cuisine, le chef Marc Chappot revendique « une cuisine métissée, un assemblage de toutes les cuisines ». Il aime plus que tout mélanger terre et mer, marier le foie gras à la cigale de mer et au chutney de mangue. Au Saint-Alexis, enfin, les pieds dans le sable de la plage de Boucan Canot, on peut choisir de dîner dans les jardins ou sur la terrasse qui surplombe la mer. Le jeune chef Sébastien Mottin marie avec brio les saveurs classiques et exotiques et propose chaque semaine un menu découverte époustouflant de créativité. Un peu plus loin sur la plage, le Cap, restaurant gastronomique de l’hôtel Boucan Canot, est l’une des tables les plus réputées de l’île. Le chef David Beauvais passe avec brio de la cuisine française la plus traditionnelle aux curiosités créoles…

 

 
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Les reportages par la rédaction
La belle Lisbonne Escales 03/10/2011 Evie Rolland

Parque Eduardo VII, Parc Edouard 7 au soleil couchant

Lisbonne devient une ville qu'il faut avoir vu au risque de manquer le bien-être qu'elle dégage, la culture qui y prend racine, la détente et la chaleur de ses habitants. Une ville aux milles facettes, toutes photogéniques.

 
spa_runionOn connaissait l’Ile de la Réunion pour ses atouts toniques et sportifs, nature en somme. Désormais, l’Ile Verte emboîte le pas à ses prestigieuses voisines de l’Océan Indien et joue aussi la carte du bien-être.








 


Room_Mate-Laura-LobbyPanoramica_LobbyIl y a les palaces, les vrais, les grands hôtels, les hôtels qui se la racontent à force de design pompeux et un tantinet snob. Puis, il y a ceux qui, avec humilité et bon sens, avec goût et simplicité, font que l'on se sent bien et que l'on se surprend à mieux connaître la ville où l'on se trouve. Les Hôtels Room Mate appartiennent à ceux-là. Sans doute parce que le créateur de ce tout jeune groupe hôtelier se montre un voyageur invétéré et qu'il a créé ce qu'il aimait à son image.

 
On chuchote une histoire bien étrange sur cette profonde vallée de l’Ortolo et le Domaine de Murtoli.
Hotel_Murtoli-Corse-BergerieOn ne veut pas y croire, ce serait trop beau ! On ne peut pas y croire, ce serait trop troublant ! Pourtant, quelques heures passées ici, au plus profond de la vallée, suffi sent pour être persuadé de vivre au beau milieu d’une légende, d’être plongé au coeur d’un mythe… Au plus méridional de la Corse, au pied du Cap de Roccapina, se cache une large vallée avec en son coeur une petite rivière tombant dans la mer, des hectares, de maquis parsemés, ponctués de quelques bergeries oubliées dont certaines ressemblent à des maisons de maître.
 
Luxe, détente, intimité, un écrin enchanteur en Corse du Sud où tout est réuni pour un parfait éveil des sens.

plage_parasolEn cette fin septembre, quelques enfants s’ébattent encore dans l’eau tiède et turquoise de la Méditerranée. Leur institutrice les accompagne, la plage a remplacé le préau et cette baignade idéale est leur cours de gymnastique. A peine arrivés, nous prenons la mesure de la douceur de vivre dans ce petit paradis du sud de la Corse. Le Pinarello se dresse sur la plage, à quelques enjambées de la mer. La vue sur la baie est époustouflante : une poignée de bateaux amarrés, la petite île de Roscana et la tour génoise se détachent dans un ciel parfaitement limpide.
 

Le Savoie

Tout l'art de l'élégance sans falbalas; du chic assumé sans chichis, qui se conjugue à l'unisson avec une station qui fait la belle au naturel, Val d'Isère.

hotel-le-savoie-Val-dIsere_et_ses-pistes-mythiques

« L’AI-JE BIEN DESCENDUE ? »,c’est l’éternelle question quand on ose aborder la Face, piste mythique, celle des plus grandes compétitions, des Olympiades. Un mur, deux murs, il faut être parfaitement dans les cares, oublier que certains, un peu goguenards évidemment, peuvent nous observer depuis la terrasse de la Grande Ourse.

 

The Vine, un hôtel conçu comme une déclaration d’amour à l’île de Madère, un joli poème dédié à l’île au printemps éternel.
the-Vine_Ile-MadereIl ne faut jamais se laisser intimider par des lieux inspirés par des sentiments forts et sincères. Au contraire. Il faut se laisser porter, se laisser envelopper par une architecture comme on se laisse embarquer par un paysage. On oublie bien vite la façade de pierre blanche et les parois de verre, l’architecture un brin austère et même décevante du bâtiment conçu par l’architecte star Ricardo Bofill.

 

Evasion zen, au cœur de la Savoie, dans le mythique hameau des Fermes de Marie pour un abandon des sens aux vertus de la montagne, pour une dégustation sans limites de l’art de (bien) vivre à Megève.


pur_bien_etre_en_altitude_aux_fermes-de-Marie_a_MegeveLES MUSCLES SONT FATIGUÉS, épuisés ; on apeut-être exagéré hier ? Le dos est endolori, les jambes unpeu molles, les bras franchement raides ; il faudra bien récupérer. La journée était très belle, le ciel d’un bleu pur etenvoûtant, la neige fraîche et légère comme l’air, les pistes parfaitement claires, aucune résistance, juste une seuleenvie : se fondre dans la montagne, monter et descendre jusqu’à épuisement.

 

maldives_et_la_mer
Veritable paradis sur pilotis posé au coeur de l'océan indien
, le nouveau joyau du groupe Naïade, conçu par l’architecte maldivien Mohammed Shafeeq et mis en scène par Virginie Koenig, accueille petits et plus grands à partir de 3 ans.

 
la-mama-Shelter_Abri-de-maman_lHotel-de-ClubMed-avec-lArchitecture-de-Philippe-Starck Le Mama Shelter, littéralement « abri de maman » est l’hôtel design événement. Imaginé par la famille Trigano (Club Med), le philosophe urbain Cyril Aouizerate, l’architecte Roland Castro et le célébrissime Philippe Starck, il bouscule avec humour les codes de l'hôtellerie urbaine.
 
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