Les navires quittent l'Europe et changent de continent. C'est l'Afrique et son histoire qui accueille les aventuriers à bras ouverts.
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La traversée vers Dakar au vent portant régulier est plus tranquille et très favorable à la pêche à la traine. L’atterrissage de nuit au niveau de la pointe des Almadies, point le plus occidental du continent africain, nous montre la grande capitale africaine et sa corniche brillant de tous leurs feux et l’immense et grandiose « Monument de la Renaissance Africaine » dominant la ville et le continent de sa masse qui en fait la plus grande statue du monde. Du mouillage de l’Anse Bernard au pied du Palais Présidentiel on voit bien l’ile de Gorée, de sinistre mémoire esclavagiste, qui fût pendant un siècle la capitale de l’AOF. On est d’emblée confronté au problème, voire à l’attraction de la côte ouest de l’Afrique : la fameuse « barre » qui entraine un ressac permanent et nécessite, pour être franchie, des qualités d’acrobates que seuls possèdent les piroguiers à bord de leurs frêles et longues embarcations pouvant emporter 30 à 40 personnes et dont on dit qu’elles remonteraient jusqu’aux Canaries remplies de candidats à l’immigration.
Il règne à Dakar, du moins dans sa partie résidentielle et administrative dans le quartier du Plateau, un charme et un parfum de Côte d’Azur tant par son immense et superbe corniche et le nom de ses rues déclinant toute la littérature française que par son architecture méditerranéenne. Le reste de la ville, dite africaine, hétéroclite, engorgé et coloré constitue un défi au développement à l’environnement. Entrer ou sortir de Dakar est une épreuve qui persiste lors de la traversée de la savane parsemée de baobabs par la RN qui traverse villes et villages dans un chaos de circulation d’anthologie sous la poussière et un soleil de plomb mais dans la joie et la bonne humeur des habitants altiers et superbes au son de musiques tonitruantes. La récompense est d’arriver au Siné Saloum vaste embouchure de fleuve au Sud de Dakar dont la forme et la taille varie en fonction de la marée atlantique offrant de multiples havres ichtyo et ornithologiques. Ou encore d’atteindre les immenses plages rendues célèbres par le Rallye Paris-Dakar, où se sont implantés quelques petites villes habitées par de nombreux retraités français y ayant malheureusement transplanté leur mode de vie, mais qui restent une aubaine pour l’économie locale. Plus au Nord on aperçoit l’ile de Ngor, apanache des célébrités internationales.
A suivre...












