
Et vient le moment de la grande traversée qui démarre le 4 décembre, par petit temps.
©RIDS
Pour ceux dont c’est la première transat’ c’est une montagne qui se dresse dans l’imaginaire, nourrie par les multiples récits anciens de navigateurs parlant de vents portants, de grandes houles, de dangers cachés mystérieux, de « pot au noir » sournois.
En réalité, il s’agit d’une traversée Nord-Sud qui se fait au près une fois passé l’équateur, entre des latitudes intertropicales où, hors saison des cyclones, le vent est raisonnable et la mer plutôt méditerranéenne. De plus, la sophistication actuelle de la construction des bateaux, des équipements et de l’électronique fait qu’il s’agit d’une grande ballade, beaucoup plus confortable pour les catamarans, que seule pourrait troubler une fortune de mer inattendue, ce qui arrivera malheureusement à l’un des bateaux dont l’équipage sera recueilli sain et sauf. La magie ayant disparue, malgré l’éclat et la beauté des soleils couchant et l’incroyable et féerique densité stellaire de l’équateur, il reste tout de même à gérer la navigation et le temps, pêcher, rêver, fêter dignement le passage de la ligne et assumer le mieux possible la cohabitation en milieu confiné… Même le « pot au noir » redouté se montrera clément, loin des descriptions d’apocalypse.
En quinze jour, on est au Brésil.
A suivre...












