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Ile de La Réunion, tropiques insolites
Balades
reunion1_copyAvec ses 2 512 km2 de superficie, entre volcans et plages de sable blanc, l'Ile de La Réunion est un trésor du patrimoine français. Exploration de ce petit coin de paradis.











Lorsque l’on descend de l’avion à l’aéroport Roland Garros, perclus de fatigue et assailli par la chaleur tropicale, l’impression première est souvent mitigée à la vue des autoroutes saturées de voitures et du bord de mer de la capitale (Saint Denis) peu mis en valeur. Heureusement, il y a les cocotiers, les gendarmes en short et surtout, proches de la côte, les très hautes montagnes recouvertes de végétation dense laissant penser que « l’intensité et le spectacle » sont à saisir à l’intérieur de l’île plutôt que sur la côte. Il serait cependant inhumain, par cette chaleur, de ne pas succomber d’emblée aux plaisirs de la mer, la température de l’eau variant de 24° en « hiver » à 31° en été. La zone des plages se situe entre Saint Paul et Saint Pierre, sur la côte Ouest bordée par un lagon turquoise. La plage de Boucan Canot, à l’entrée de Saint Gilles, est la plus célèbre. Elle donne sur la pleine mer, le lagon débutant plus à l’ouest. Boire un verre ou manger un poisson grillé sur une terrasse est un réel plaisir, l’endroit est le rendez-vous branché de la jeunesse réunionnaise qui s’y livre avec délectation aux joies du sport et de l’apparence…

Les plages de l’Hermitage et de la Souris Chaude sont plus conformes à l’idée de tropiques.

Au bord du lagon de la Saline, bordées de filaos et de cocotiers, elles s’étendent sur 10 km et offrent un havre de douceur au bord d’un lagon toujours calme. On peut y voir les plus beaux couchers de soleil de l’île dans des rougeurs flamboyantes.
Une fois reposés, il faut monter au Maïdo à 2190 m d’altitude, à la verticale de Saint Gilles d’où l’on contemplera un des panoramas les plus époustouflants de l’île. Il faut y aller tôt, au lever du soleil car, deux ou trois heures plus tard, les nuages charriés par les alizés s’accumulent sur les sommets et dans les cirques, obstruant la vue. La route qui y mène serpente dans la forêt tropicale et les plantations de géranium. Entre 1200 et 1700 m d’altitude, on traverse la forêt de calumets (bambou local) et de tamarins aux troncs majestueux et torturés. Puis, la végétation s’éclaircit et on arrive au Piton du Maïdo ou le terme d’île à « Grand Spectacle » prend toute sa valeur.
La vue est à couper le souffle : la Réunion est visible sur 360°, tous les plus hauts sommets de l’île sont là presque à portée de main,
avec à leur tête, point de jonction des trois cirques, le Piton des Neiges plus haut sommet de l’Océan Indien (3807 m). En bas, s’étale le Cirque de Mafate (non-accessible aux voitures) traversé de bout en bout par la Rivière des Galets. Par temps calme, on entend le tintinnabulement des cloches des vaches en bas. Dans le cirque, les liaisons ne se font qu’à pied (mis à part le ravitaillement et les évacuations sanitaires par hélicoptère) ce qui en fait le Paradis des randonneurs. S’il est assez tôt, on peut suivre le sentier qui longe le rempart vers le Sud et mène en 3 h au Grand Bénare, énorme pilier rocheux à la jonction des cirques de Mafate et de Cilaos.
On reprend la route puis on traverse Saint Leu, la mecque du surf et du parapente abritant également deux instituts scientifiques de haut niveau. Le premier, Kelonia, expose tout ce qu’il est possible de savoir sur les tortues marines, permet de visionner des films scientifiques et abrite dans un grand bassin quelques tortues qui une fois étudiées, éventuellement soignées et baguées, seront remises à la mer pour suivre leurs pérégrinations.
L’autre est le musée de Stella Matutina qui retrace depuis ses origines l’histoire de la canne à sucre et de son exploitation et donne une bonne idée de ce qu’était la vie des Réunionnais au 19ème siècle.
Plus loin, Saint Pierre, capitale du Sud, s’étale au pied du volcan du Piton de la Fournaise au bord du lagon. Le front de mer très animé indique que la ville est ouverte sur la mer. Le port de plaisance est en pleine ville. Sur les quais, deux boutiques d’artisanat proposent des créations originales et légères en bijouterie et dans le travail des bois natifs. Le magasin « Epices and love » offre, dans un cadre moderne et chic, des productions colorées d’épices, de confitures, de vinaigre de letchi et du fameux et inhabituel confit d’hibiscus.

Avant de se diriger vers le volcan par la route des Plaines, il faut prendre le temps de poursuivre la route côtière déchiquetée
jusqu’à l’embouchure de la Rivière Langevin que l’on remonte à pied ou en voiture à travers la forêt où prédominent arbres fruitiers et avocatiers. La rivière s’écoule, tumultueuse, entre deux immenses remparts couverts de végétation, et forment ici et là des bassins, bienvenus pour une pause baignade rafraîchissante.
Les randonneurs expérimentés peuvent de là accéder au volcan. Pour les autres, il vaut mieux emprunter la route des Plaines : au point de bascule vers l’est se trouve la « Maison du Volcan » qui abrite un institut scientifique surveillant en permanence ce volcan à très forte activité et qui propose une exposition vulcanologique permanente consacrée à l’histoire minérale et humaine du Piton de la Fournaise dont on apprend avec plaisir qu’il est de type hawaïen éruptif et qu’il ne risque pas d’exploser…
L’ascension du volcan à partir des plaines peut se faire en voiture sur les 3/4 du trajet. Passée la zone de forêts, on accède à un univers minéral vierge formé de deux calderas successives bordées de hauts remparts, le Piton de la Fournaise (2630m) trônant au milieu de la seconde. Du haut du premier rempart, on contemple ébahi « La Plaine des Sables » dont les tons ocre-rose saisissants évoquent irrésistiblement le paysage lunaire. Une fois traversée cette plaine, la route s’arrête au bord du rempart de la deuxième caldera dite « l’Enclos ». Le paysage change totalement : tout est noir et chaotique avec de nombreuses coulées de laves. Barrant l’horizon, le volcan semble endormi. On accède au sommet par une marche difficile de deux à trois heures. Le cratère principal est là, assez large et profond. Quelques fumeroles à fortes odeurs soufrées s’en échappent parfois. C’est une expérience unique que de pouvoir y accéder de nuit après une éruption, le fond du cratère scintillant de mille feux. Au sommet, par temps clair, la vue est exceptionnelle, la mer étant visible aux quatre points cardinaux. Faire le tour du cratère permettra de découvrir le « Grand Brûlé », immense étendue noire descendant jusqu’à la mer par ou s’écoulent les coulées de lave lors des éruptions, emportant la route nationale au passage et agrandissant l’île de quelques hectares.
Si on en a la possibilité, il faut revoir le volcan d’hélicoptère car on l’appréhende dans sa totalité ce qui accentue son caractère grandiose. Ce tour permettra de survoler le reste de l’île et de comprendre l’immense chaos de ses trois cirques donnant toute son intensité à « L’Ile à Grand Spectacle ».
 
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Corse du Nord : Balade en Balagne Balades 24/05/2010 Charles Thouvenot
De criques oubliées en balcons perdus, du turquoise au vert émeraude, de vallées en à-pics, le « Jardin de la Corse » se découvre au gré des alizés, au hasard des rencontres, au fil des scènes d’été.

Hotel_Casa_Latina-Hotel_BalagneQue seraient-ils venus faire ici dans ces montagnes déchiquetées qui tombent dans la mer, au milieu de ces à-pics, dans ces villages perchés, perdus, qui ne donnent sur rien d’autre qu’un vide abyssal avec parfois le turquoise en toile de fond ? Que seraient venus faire ici Flaubert, Bazin, Daudet et tous les autres ? Et moi pourquoi suis-je ici ? Pourquoi ai-je décidé de perdre le regard dans ces vallées sombres, dans ces sommets noirs, dans ces criques baignées d’azur ? Pourquoi ai-je décidé de me noyer dans la douceur d’une balade en Balagne ? Pour voir trois « people » essayer de se faire oublier chez Tao ou de se faire remarquer aux Mille Sabords ? Pour tenter de percer le mystère presque mystique qu’évoquent ces villages en suspension ?

 

Petite balade de printemps en Corse du Sud… Elle passe par la mystérieuse Alta Rocca et sillonne la côte, dans le sillage d’écrivains voyageurs, marqués à jamais par la beauté de l’Île…

bateau_corseLe livre nous tombe des mains, les mots de Pierre Loti tombent à pic : « Au printemps (…), un printemps plus chaud que le nôtre, lourd sous un ciel couvert, avec des senteurs d’orangers et de je ne sais quelles autres plantes presque africaines. ». On décide de prendre de la hauteur et laisser envahir par cet air chaud et parfumé. La route part en lacets, grimpe, grimpe encore avant de redescendre puis de repartir à l‘assaut de ce qui paraît être un à-pic. Dans le rétroviseur apparaît maintenant la baie de Valinco, découpée, presque déchiquetée et bordée d’un large ruban turquoise zébré d’émeraude par endroits. Les maisons ocre de Propriano prennent, d’ici, des allures presque solennelles.

 

Depuis les années 30, ce petit port mythique a toujours fait parler de lui. En bien – un sublime village génois et des yachts étourdissants – ou en mal – trop de m’as-tu-vu et de défilés de touristes. Reste qu’en dehors de l’affluence du mois d’août, St-Trop n’a pas de souci à se faire. Sa séduction est intacte…

Chemin_saint_tropezQuelques notes de fraîcheurs nocturne et marine flottent encore dans l’air matinal, il est 7 heures. Il faut savoir se lever tôt pour se délecter de l’été méditerranéen, à Saint-Tropez sans doute plus qu’ailleurs, surtout quand c’est jour de marché. C’est là, au petit matin ou en demi-saison, que l’ancienne cité génoise laisse découvrir à ceux qui savent l’apprécier son identité farouchement provençale, légèrement rebelle et parfois insolente.






 
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monte-carlo_MonacoMADAME VDB est fin prête et attend Monsieur. Robe longue et tuxedo, carats et chevalière, ils quittent leur appartement de la rue Platti et rejoignent leurs amis, les C., qu’ils n’ont pas vus depuis au moins une éternité. C’était à l’Opéra de Monte-Carlo encore. « La Forza del Destino », superbe, enthousiasmant. Pourtant les VdB et les C. sont exigeants ; ils fréquentent les plus belles salles du monde, sont amis avec quelques grands chefs, intimes avec quelques solistes.

 
Côte Basque Balades 20/05/2010 Stéphane Bréhier

Ce petit bout de côte, tout en contrastes et en courbes douces, se conjugue forcément au pluriel. La preuve en une balade de Biarritz à Sain-Jean-de-Luz en passant par L’artzamendi.

Cte_basque3LUCAS PIÉTINE. Il revient de la plage des Dunes, la houle est bonne, c’est maintenant qu’il faut y aller et il attend son père. Lucas s’impatiente, il veut être à l’eau avant qu’il n’y ait trop de monde. « T’es sorti ce matin ? » Ici, on ne vous demande pas si vous êtes allé prendre un café, faire trois courses… Non ! On vous demande si vous êtes allé surfer ! Tout le monde ou presque ici a un lien avec le surf.



 

 

 

Destination star de l’Océan Indien, l’Ile Maurice réserve aux curieux bien d’autres surprises encore que lagons de cartes postales et hôtels de rêve. Rendez-vous populaire et événement mondain inontournable, les courses hippiques en est une assurément.

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6 décembre, hippodrome du Champs de Mars à Port-Louis, on clôture la saison des courses avec l’International Jockey’s week-end. D’avril à décembre, les Mauriciens se retrouvent en famille, entre amis, toutes catégories sociales confondues, sur les hauteurs de Port-Louis, dans un hippodrome conçu par les Français en 1740 pour les manœuvres militaires. Le Champs de Mars accueille des courses hippiques depuis 1812, ce qui lui vaut le titre de plus ancien hippodrome de l’Océan Indien.
 
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