Drôle d’aventure que celle qui consiste à explorer avec un guide spécialisé les galeries qui se forment sous les coulées de lave d’un volcan en activité. Cela se passe dans le sud de l’Ile de La Réunion. Et c’est spectaculaire…Une invitation à partir en randonnée sous une coulée de lave du Piton de la Fournaise nous a d’abord paru extravagante. Lorsqu’on a vu une fois en « live » ou à la télévision un volcan en éruption, on a vraiment l’impression que la lave colle étroitement au terrain qu’elle dévale, encombrant tous les orifices et anfractuosités qu’elle rencontre et formant une masse compacte impénétrable. En fait, nous expliquera notre guide, lorsque la coulée se refroidit en surface, elle forme une croûte solide (ou tunnel de lave) dont le coeur reste fluide, ce qui lui permet de continuer à s’écouler. Lorsque ce tunnel cesse d’être alimenté par la matière en fusion, il se vide et laisse une cavité en forme de galerie qui peut atteindre plusieurs kilomètres de long. C’est dans cette galerie que nous allons marcher. Nous sommes partis de Saint-Pierre vers la face sud de l’enclos du volcan ou « grand brûlé », délimité par des remparts verticaux de 1 000 mètres de haut sur lesquels se déversent naturellement les éruptions parfois jusqu’à la mer, rien n’arrêtant la lave sur ces grandes pentes dont la forêt est rapidement engloutie. La route qui traverse la zone est elle aussi régulièrement ensevelie et inlassablement reconstruite. Celle qui mène à l’enclos, dite route du Sud Sauvage, est surprenante ; elle serpente en corniche au-dessus d’une côte déchiquetée et d’une mer tumultueuse, à travers une forêt primaire équatoriale luxuriante, traversant de place en place des villages aux noms exotiques ou catholiques, superbement fleuris et régulièrement évacués lors des éruptions, au grand dam de leurs habitants. Mais précaution préfectorale oblige…
Une coulée de lave qui laisse des séquelles longues à guérir
ce qui nous permettra de traverser l’extraordinaire coulée 2007. Celle-ci a duré un mois, atteignant une température de 1 200° ; elle s’étend sur 1 600 mètres de large, après avoir déboulé, parfois à 80 km/h, jusqu’à la mer, agrandissant du même coup l’île de quelques hectares. Elle a bien entendu submergé la route, restée fermée huit mois, la chaleur résiduelle de la lave interdisant tout travail de reconstruction. Elle a été refaite et réouverte en novembre 2007 mais la présence de nombreuses fumeroles, la chaleur ambiante de l’air et du sol confirment ce que savent les scientifiques : une coulée de lave met des mois, voire des années à refroidir, la température résiduelle à certains endroits ayant encore été mesurée à plusieurs centaines de degrés en janvier dernier.Voyage au coeur des entrailles du monstre
A quatre pattes dans l’obscurité totale
Couleurs et sculptures aussi naturelles qu’inattendues
elles sont facilement reconnaissables à leur structure et à leur pigmentation soufrée et jaune pour l’une, ferreuse et rouge pour l’autre. Le plus extraordinaire ? On découvre après coup sur les photos prises au flash que certains murs sont jaune vif et d’autres d’un rouge éclatant absolu. A un moment, nous passerons sous la route, identifiée par la chaleur plus forte sous une couche de lave plus mince et le bruit assourdi des voitures. Et puis on découvrira, au fil des parois, des sculptures naturelles inattendues édifiées par la lave lisse et refroidie « en creux », sous forme de longs tubes rectilignes construits autour de filaos pétrifiés et tombés en poussière ressemblant à des tubes de canons, et « en plein » de proue de bateau, requin, dodo (oiseau disparu, emblématique de l’Océan indien) et tête de chien tellement vrais que l’on croit rêver. Le plus étonnant est la présence fréquente de stalactites et de stalagmites de lave de petite taille (une vingtaine de centimètres) témoignant de la fluidité extraordinaire de la coulée originelle.
Dans notre métier, nous avons la chance de beaucoup voyager et de voir des paysages magnifiques et inoubliables. Avec ce portfolio, nous avons voulu partager avec vous un peu de notre chance.Une région d'Espagne, l'Estrémadure à travers l'objectif de la rédaction.
Suivez le guide et ne vous perdez pas en chemin...
Avec ses 2 512 km2 de superficie, entre volcans et plages de sable blanc, l'Ile de La Réunion est un trésor du patrimoine français. Exploration de ce petit coin de paradis.Ville fantasque, terrain de jeux d'une jeunesse cosmopolite et avide de mouvement, Madrid tient en haleine les voyageurs les plus blasés.
La Balagne, « jardin de la Corse » pour les uns, « sainte » pour les autres est aussi (et surtout) terre de cultures. Musique, théâtre, cinéma… ça festivale sec ; à fleur d’eau ou à flanc de montagne. Tour de scènes…
Que seraient-ils venus faire ici dans ces montagnes déchiquetées qui tombent dans la mer, au milieu de ces à-pics, dans ces villages perchés, perdus, qui ne donnent sur rien d’autre qu’un vide abyssal avec parfois le turquoise en toile de fond ? Que seraient venus faire ici Flaubert, Bazin, Daudet et tous les autres ? Et moi pourquoi suis-je ici ? Pourquoi ai-je décidé de perdre le regard dans ces vallées sombres, dans ces sommets noirs, dans ces criques baignées d’azur ? Pourquoi ai-je décidé de me noyer dans la douceur d’une balade en Balagne ? Pour voir trois « people » essayer de se faire oublier chez Tao ou de se faire remarquer aux Mille Sabords ? Pour tenter de percer le mystère presque mystique qu’évoquent ces villages en suspension ?
Petite balade de printemps en Corse du Sud… Elle passe par la mystérieuse Alta Rocca et sillonne la côte, dans le sillage d’écrivains voyageurs, marqués à jamais par la beauté de l’Île…
Le livre nous tombe des mains, les mots de Pierre Loti tombent à pic : « Au printemps (…), un printemps plus chaud que le nôtre, lourd sous un ciel couvert, avec des senteurs d’orangers et de je ne sais quelles autres plantes presque africaines. ». On décide de prendre de la hauteur et laisser envahir par cet air chaud et parfumé. La route part en lacets, grimpe, grimpe encore avant de redescendre puis de repartir à l‘assaut de ce qui paraît être un à-pic. Dans le rétroviseur apparaît maintenant la baie de Valinco, découpée, presque déchiquetée et bordée d’un large ruban turquoise zébré d’émeraude par endroits. Les maisons ocre de Propriano prennent, d’ici, des allures presque solennelles.
Depuis les années 30, ce petit port mythique a toujours fait parler de lui. En bien – un sublime village génois et des yachts étourdissants – ou en mal – trop de m’as-tu-vu et de défilés de touristes. Reste qu’en dehors de l’affluence du mois d’août, St-Trop n’a pas de souci à se faire. Sa séduction est intacte…
Quelques notes de fraîcheurs nocturne et marine flottent encore dans l’air matinal, il est 7 heures. Il faut savoir se lever tôt pour se délecter de l’été méditerranéen, à Saint-Tropez sans doute plus qu’ailleurs, surtout quand c’est jour de marché. C’est là, au petit matin ou en demi-saison, que l’ancienne cité génoise laisse découvrir à ceux qui savent l’apprécier son identité farouchement provençale, légèrement rebelle et parfois insolente.
Alors que l'on célèbre cette année les 100 ans des Ballets Russes, on se souvient soudain de l'incroyable dynamique culturelle que la Principauté a su entretenir depuis plus d'un siècle. Etat des lieux, bien loin des papiers glacés et couvertures racoleuses.
MADAME VDB est fin prête et attend Monsieur. Robe longue et tuxedo, carats et chevalière, ils quittent leur appartement de la rue Platti et rejoignent leurs amis, les C., qu’ils n’ont pas vus depuis au moins une éternité. C’était à l’Opéra de Monte-Carlo encore. « La Forza del Destino », superbe, enthousiasmant. Pourtant les VdB et les C. sont exigeants ; ils fréquentent les plus belles salles du monde, sont amis avec quelques grands chefs, intimes avec quelques solistes.
Ce petit bout de côte, tout en contrastes et en courbes douces, se conjugue forcément au pluriel. La preuve en une balade de Biarritz à Sain-Jean-de-Luz en passant par L’artzamendi.
LUCAS PIÉTINE. Il revient de la plage des Dunes, la houle est bonne, c’est maintenant qu’il faut y aller et il attend son père. Lucas s’impatiente, il veut être à l’eau avant qu’il n’y ait trop de monde. « T’es sorti ce matin ? » Ici, on ne vous demande pas si vous êtes allé prendre un café, faire trois courses… Non ! On vous demande si vous êtes allé surfer ! Tout le monde ou presque ici a un lien avec le surf.
Destination star de l’Océan Indien, l’Ile Maurice réserve aux curieux bien d’autres surprises encore que lagons de cartes postales et hôtels de rêve. Rendez-vous populaire et événement mondain inontournable, les courses hippiques en est une assurément.

6 décembre, hippodrome du Champs de Mars à Port-Louis, on clôture la saison des courses avec l’International Jockey’s week-end. D’avril à décembre, les Mauriciens se retrouvent en famille, entre amis, toutes catégories sociales confondues, sur les hauteurs de Port-Louis, dans un hippodrome conçu par les Français en 1740 pour les manœuvres militaires. Le Champs de Mars accueille des courses hippiques depuis 1812, ce qui lui vaut le titre de plus ancien hippodrome de l’Océan Indien.


Reportages











